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3 décembre 2007
Situation tendue alors que les grévistes de la faim en sont à leur 54ème jour de jeune.

Jaime Marileo

image sources: Redchem.

Alors que les grévistes de la faim en sont à 54 jours de grève de la faim, les manifestations se multiplient à Santiago et dans les principales villes du pays. De nombreuses manifestations se sont déroulées ces jours derniers à Santiago pour soutenir les prisonniers politiques en grève de la faim, depuis maintenant, plus de 50 jours. Les manifestations ont été violement réprimées par la police et de nombreux participants ont été incarcérés durant plusieurs heures, au total ce sont 33 personnes qui ont été détenues 17 femmes, 15 hommes et deux mineurs qui ont étéremis en liberté, avec des inculpations pour désordres sur la voie publique, lors de la première manifestation qui s’est déroulée le 21 novembre et quatre interpellations ont été réalisées lors de la deuxième manifestation du 28 novembre. La situation de santé des prisonniers est critique et la gendarmerie a déposé un recours de protection devant les tribunaux en cas d’issue fatale au conflit. D’autre part les familles des prisonniers politiques se sont installées face à la prison pour empêcher le transfert de force des gréviste vers les hôpitaux militaires, pour leur part les grévistes  refusent de sortir de leurs cellules pour éviter un transfert de force, comme ce fut le cas lors de la dernière grève de la faim. Les medias officiels et les télévisions nationales ne laissent filtrer aucune information sur le conflit. Les deux grévistes les plus en danger au niveau de leur santé sont Patricia Troncoso qui en est à sa troisième grève de la faim et José Huenchunao qui souffre de une gastrite chronique, situation qui rend plus précaire encore leur état de santé.

Aujourd’hui, 2 décembre de violents incidents se sont produits face à la prison d’Angol quand la gendarmerie a découvert que les portes de la prison étaient cadenassées de l’extérieur alors qu’un fourgon se dirigeait vers l’entré de la prison pour effectuer le transfert de Jaime Marileo, José Huenchunao et Juan Millalén vers l’hôpital militaire afin de réaliser un examen de santé sur les grévistes qui présentent de graves troubles de santé. Des affrontements se sont produits avec les familles et les amis des prisonniers politiques en grève de la faim. La police a dispersé les manifestants en tirant en l’air ce qui a ajouté à la panique générale mais qui a permit la parution d’un article sur la grève de la faim dans le journal « La Nacion ». De nouvelles manifestations sont prévues cette semaine à Santiago.

Sources; journal El Gong, Indymedia, La Nacion

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