Mapuche-hommes de la terre
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Informations en bref.:

3 janvier 2008, 14 heures
Situation dramatique en territoire mapuche.
Source télévision chilevision, mega, tvn.

Suite à la mort de Mathias Catrileo, qualifié par les télévisions chiliennes comme un leader du mouvement mapuche, la situation est extrêmement confuse aux alentours de Vilcun. Dans les heures qui ont suivi la mort du jeune étudiant mapuche, des centaines de force de police ont investi les lieux, la télévision chilienne a diffusé des images de patrouillages, perquisitions et survols en hélicoptère des communautés voisines. Les camarades du jeune mapuche assassiné refusent toujours de livrer le corps de Mathias aux gendarmes, qui selon eux, sont responsables de sa mort, pour éviter des manipulations et montages sur les conditions exactes de sa mort. Les mapuches exigent que le corps soit restitué à l’église et à la police de renseignement, l’évêque de Temuco s’est rendu sur les lieux pour tenter d’aider « dans un esprit humanitaire et pour que se calme l’extrême tension qui préside en Araucanie ». Un juge d’instruction a été nommé par le gouvernement, il serait actuellement en chemin vers Vilcun. Les gendarmes impliqués dans les affrontements n’ont fait aucune déclaration officielle à la presse, la fiancée de la victime qui s’est rendu dans la zone a refusé, elle aussi, toute déclaration officielle. Les jeunes mapuches qui protègent le corps de Mathias, une dizaine de personnes, seraient retranchées dans une église voisine du lieu des affrontements et intensément recherchés par la police qui veut les incarcérer pour entrave à la justice. De son côté, le gouvernement refuse de reconnaître la mort du jeune étudiant mapuche, argumentant qu’il n’y a pas de corps, donc pas de mort, la police pour sa part a transmis au gouvernement un rapport qui signale que le jeune Mathias aurait été tué durant un feu croisé. Les medias alternatifs et radio Bio Bio ont publié la conversation réalisée depuis un téléphone portable par un des jeune mapuches et qui témoigne de la fuite du groupe en compagnie du corps de la victime et de la persécution des forces de police. La présidente Bachelet interviewé ce matin a déclaré n’avoir aucune information sur les faits et que le cas relevait du ministère de l’intérieur.

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