Mapuche-hommes de la terre
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Informations en bref.:

23 janvier 2008
Liberté surveillée pour le jeune étudiant accusé d’avoir participé dans l’incendie de deux camions.

Source journal el gong 

Erik Von-Jentschyk Vergara, étudiant en ingénierie forestière de l’université de la Frontera a été assigné à résidence par le tribunal, il ne pourra sortir de chez lui que dans la journée et devra être de retour à son domicile à 20 heures et y rester jusqu’à 8 heures du matin, telles sont les décisions prises, aujourd´hui, par la justice chilienne. De plus le jeune étudiant devra signer au commissariat chaque semaine et devra rester dans la région de Valdivia. Le juge a considéré nécessaires cinq mois d’enquête pour déterminer la possible participation du jeune étudiant dans l’incendie de deux camions sur la commune d‘Ercilla. C’est dans une ambiance houleuse et sous haute protection policière, que s’est déroulé le jugement. Erik Von-Jentschyk a utilisé son droit d’expression pour affirmer que le 4 janvier durant la nuit il était présent dans le foyer d’étudiants mapuches Las Encinas, dont il est sortit à 4 heures du matin, et à 8 heures, le jour suivant, il s’est levé pour participer à une cérémonie mapuche à la mémoire de Mathias Catrileo. Pour sa part le juge enquêtera pour incendies répétés, port et détention d’armes et a annoncé une appellation devant la cour d’appel pour une résolution déterminée par le tribunal de collipuli. L’avocat du jeune étudiant s’est déclaré satisfait et a qualifié la décision comme juste et satisfaisante pour la famille, les parents d’Eric ont déclaré : « nous démontrerons les faits et que l’accusation est truffée  d’irrégularités, que des choses ont été dites qui ne correspondent pas à la réalité, nous avons la preuve qu’il n’a participé dans aucun des actes qui lui sont imputés ». La justice avait requis pour le jeune étudiant la prison préventive.

23 janvier 2008
Grève de la faim dans la cathédrale de Conception en appui à Patricia Troncoso

Source Indymedia argentine
« Si tu meurt de dignité, nous mourrons de honte »

Un groupe de manifestants des réseaux d’appui de Conception et des militantes du mouvement féministe autonome de Conception ont occupé la cathédrale et ont commencé une grève de la faim pour soutenir Patricia Troncoso.

Alejandra Aguilar, militante féministe de Conception a déclaré par téléphone à Indymedia argentine « parce que malgré tout le discours contre le fémicide de la présidente, elle est en réalité, complètement indifférente  et nous voulons que Patricia vive ».

Les manifestants ont été menacés d’expulsion par les forces de l’ordre vers 18 heures, la décision est entre les mains de l'église.

23 janvier 2008
Féroce répression contre la manifestation en appui à Patricia Troncoso qui termine avec 40 détenus et de nombreux blessés.
Source: COOAMS et mémoire féministe

Hier mercredi 23 janvier, pendant que la porte parole mapuche de notre organisation, la COOAMS, essayait de parlementer avec les carabiniers et de les informer que les organisateurs avaient sollicité l’autorisation de cette marche à l’intendance de Santiago, le colonel H. Insulsa, qui est responsable des forces spéciales de carabiniers, a donné l’ordre de réprimer avec des canons à eau, des bombes lacrymogènes, des coups et de mauvais traitements à plus de milles manifestants.

Les détentions, qui semblent avoir été sélectives, se sont focalisées sur des hommes et des femmes mapuches et des artistes vêtus de vêtements indigènes du nord du chili. Les canons à eau, eau mélangée avec des gaz lacrymogènes qui provoquent de grandes douleurs aux yeux et est impossible de rincer avec de l’eau, parce que l’application d’eau renforce les dommages causés à la peau, ont étaient mis en action avec une pression très forte depuis les camions des carabiniers. La pression a été tellement forte que de nombreux manifestants sont restés au sol, et que d’autres sont tombés dans les escaliers du métro Baquedano, lieu du début de la manifestation. La manifestation devait suivre Alameda, avenue Alameda qui depuis un an, est interdite de manifestations pour le peuple.

Parmi les blessés, figure une des porte parole de la coordination autonome féministe, Sandra Carrasco Tripaino, il y a 20 détenus au troisième commissariat de Santiago, parmi eux, deux mineurs mapuches, une petite fille de 12 ans et un enfant de 14 ans.

Plus de milles manifestants, mapuches et non mapuches ont écouté le discours d’un des portes paroles Ricardo Inalef, qui a parlé de la militarisation du territoire mapuche, de la liberté de Patricia Troncoso Robles et de tous les prisonniers politiques mapuches et de refuser toute provocation pour pouvoir manifestation en forme pacifique. Parmi les manifestants il y avait des bébés, des enfants et des anciens. Suite à Ricardo Inalef, Catalina Catrileo, la sœur de Mathias Catrileo,  a pris la parole, puis s’est réalisée une rogative (danse traditionnelle mapuche NDT) pour la liberté et la terre, et avant de devoir prendre la fuite deux porte parole d’organisations non mapuches et appartenant au réseau d’appui de Santiago ont manifesté leur condamnation de ce « gouvernement raciste et complice du capital ».  

Alors que la marche n’avait pas encore commencé à se déplacer et que les organisations commençaient à se mettre en ordre, a commencé la brutale répression s’est soldée par des blessés et des détenus.

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