Mapuche-hommes de la terre
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Informations en bref.:

30 janvier 2008
Extrême confusion autour de la grève de la faim de Patricia Troncoso
Sources télévisions chiliennes, radio coopérative.

Alors que la presse et la télévision officielles donnaient une grande audience à la décision du gouvernement d’octroyer à Patricia troncoso les bénéfices demandés durant sa grève de la faim, la militante mapuche et les groupes d’appui, réaffirmaient que Patricia Troncoso n’avait pas déposé sa grève de la faim, parce que le gouvernement, au contraire des promesses annoncées, refusait de confirmer par écrit les décisions prises. Jusqu’à mardi midi, les communiqués contradictoires se sont succédés, à l’heure où nous écrivons, il semblerait que Patricia ait effectivement déposé sa grève de la faim. Depuis deux jours, la militante mapuche exige de la gendarmerie la signature d’un document écrit qui garantisse les accords passés avec le gouvernement pour en terminer avec la grève de la faim. Devant la négative du directeur de la gendarmerie, le députe Navarro a exigé la démission de celui-ci. Navarro a déclaré : « les accords qui ont été établis, après de longues journées de dialogue et la médiation de l’église ne sont pas respectés », le député a ajouté que « la gendarmerie devait aviser le gouvernement que l’engagement ne pourrait pas être tenu parce qu’il viole le règlement pénitentiaire (accord signé) » « le directeur national de la gendarmerie doit renoncer, il doit s’en aller, il aurait du prévenir à temps, parce que la grève dure depuis 110 jours, parce qu’il savait parfaitement les procédures techniques à respecter et les marges de manœuvres du gouvernement » .

Les raisons pour lesquelles Patricia refuse de déposer sa grève de la faim sont le résultat des nombreuses promesses qui n’ont jamais été tenues par le gouvernement durant les précédentes grèves de la faim des prisonniers politiques mapuches. Pour sa part Francisco Vidal, porte parole du gouvernement a déclaré à la télévision chilienne, « qu’il y avait une limite à tout et que pour le gouvernement la parole de l’église était suffisante, et que, non, aucun document signé ne sera remis, pour ne pas causer « un précédent ». Pour lui et pour le gouvernement le cas Patricia Troncoso est une affaire classée ». Quelques minutes plus tard, les medias chiliens annonçaient que Patricia Troncoso, dans un enregistrement envoyé, à radio coopérative, déclarait avoir mis fin à sa grève de la faim, sans accord signé du gouvernement.

D’autre part en France s’est réalisée une veillée pour Patricia Troncoso et le peuple mapuche, sur la commune d’Aix en Provence, voir vidéo sur le site http://www.apatapela.org/spip.php?article66 et un reportage a été présenté sur la situation du peuple mapuche sur http://www.tv5.org/TV5Site/info/jt_tv5.php. Au niveau mondial les protestations continuent à New York, en Australie, en Espagne et en Suisse.

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30 janvier 2008
Violente perquisition et arrestation de Felipe Meñaco
Source redchem et journal el gong

Dans un communiqué les mapuches ont dénoncé « C’est avec une extrême violence que s’est réalisée une perquisition dans la communauté de Pascual Cona, située sur les bords du lac Lleu Lleu durant laquelle a été détenu le fils, mineur, du lonko Avelino Meñaco, Felipe Meñaco. Durant la perquisition les mapuches ont été insultés et frappés. Vers dix heures du matin, ce mercredi 30 janvier, un énorme contingent policier a fait incursion sur la communauté Pascual Cona connue pour sa participation dans le problème mapuche. Selon les témoins, la police recherchait les participants dans un incident qui s’est produit hier, et qui a consisté en l’intimidation d’un camionneur sur la zone. Durant la perquisition qui s’est réalisée dans une grande violence, la police a emporté des ordinateurs, des outils de travail et un couteau de cuisine.

En ce moment Meñaco est maintenu au secret dans le deuxième commissariat de Cañete. Selon le journal el gong cette perquisition fait partie d’une enquête réservée et que mène dans la région le ministère public. Durant la perquisition ont été réquisitionnés deux portables et un ordinateur. Le ministère public, pour sa part dément que l’habitation ait été détruite et que le fils du lonko ait été arrêté. Selon la justice un contrôle d’identité a été réalisé et les personnes arrêtées, ont, ensuite, été remises en liberté.

D’autre part, les perquisitions se poursuivent dans la zone d’Arauco pour retrouver les auteurs supposés d’une attaque contre un camionneur sur la route qui joint Cañete et Tirua. Selon la police un câble a été tendu sur la route et le chauffeur du camion s’est arrêté, il aurait alors été emmené vers un chemin transversal par des sujets portants des cagoules et qui auraient soustrait six mètres de coupe de bois.

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Vilcun 30 janvier 2008
Les Familles du Secteur Collin de Vilcun les mapuches ont notamment déclaré.

Dans un communiqué publié, aujourd’hui, par les Familles du Secteur Collin de Vilcun les mapuches ont notamment déclaré :
« La détention de 6 membres de notre communauté, le 21 janvier 2008, sur notre secteur ne réponds à aucune justification parce que nos frères étaient présents avec nous, durant la récupération pacifique du fundo Brésil.
Nous considérons que c’est un grand manque de respect envers de notre peuple, une violation de nos droits fondamentaux à récupérer nos territoires parce que nous avons des preuves qu’ils nous appartiennent ».

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30 janvier 2008
Officiel la Chepa met fin à son action
Source journal el gong

La décision vient d’être annoncée par sa porte parole Sara Huenulaf, qui a diffusé l’enregistrement du communiqué de Patricia Troncoso.

« Aujourd’hui, 30 janvier 2008, je mets fin à ma grève de la faim de 122 jours, je crois en la parole de l’église à qui nous avons demandé d’intervenir pour son engagement dans la défense des droits de l’homme”.
Dans son message la gréviste a remercié tous ceux qui l’ont appuyé et ont partagé sa lutte, « vous, tout comme moi, avons tourné le dos à la répression, complice des cercles de communication, complice de l’orgueil et de l’arrogance du gouvernement, nous nous sommes remplis de générosité pour laissez de coté les intérêts personnels et mesquins, pour des intérêts plus grands, plus solidaires qui assurent justice et liberté à tout le peuple mapuche »
Le père de Patricia s’est montré visiblement très ému par ce qu’il a qualifié d’un bon final à cette situation « qui nous a maintenu, comme famille, dans une angoisse extrême ».

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28 janvier 2008
Polémique autour du tee shirt de Mathias Catrileo.
Source journal el gong

Alors que la justice a rejeté la demande de révocation de l’inculpation de Walter Ramírez Espinoza, présumé responsable de la mort de Mathias Catrileo, sa défense sollicite la liberté conditionnelle pour le fonctionnaire de police, elle demande également la comparution d’un ecclésiastique dont la version serait importante pour savoir qui aurait récupéré le tee shirt avec des impacts de balles que portait la victime. Selon la défense le témoignage du religieux, Fernando Diaz, qui avec d’autres personnes, s’est porté garant de la remise du corps à la police, est déterminant. Il devrait, toujours selon la défense du policier, livrer les noms des mapuches qui ont participé dans les incidents du fundo Santa Margarita de Vilcun et indiquer qui a récupéré le tee shirt. “Nous allons demander au juge qu’il cite Fernando Diaz qui a remis une des preuves les plus importantes sur ces faits, c'est-à-dire le tee shirt que portait ce jeune, et ainsi en arriver au point que nous souhaitons tous éclaircir, qui sont les 30 ou 40 attaquants de ce champ qui sont les véritables coupables de la situation comme elle s’est produite » a déclaré l’avocat.

Pour sa part le religieux a qualifié d’infondée la version de l’avocat et a nié catégoriquement avoir reçu le tee shirt de Mathias Catrileo des mains des mapuches. « La chemise n’a jamais été en ma possession, je l’ai seulement vu dans la presse. Ceux qui ont remis la chemise et ceux qui l’ont reçu sont sûrement des membres de la famille. Je n’ai jamais été en contact avec cette chemise, et je trouve cette accusation un peu infondée » a déclaré Fernando Diaz à radio Bio Bio.

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