Mapuche-hommes de la terre
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Informations en bref.:

6 avril 2008,
Un porte parole mapuche remplacera le dernier porte parole menacée de mort
Source Ecoceanos News
Eliab Viguera

Pour renforcer leur lutte, pour préserver un océan sans pollution et pour s’engager dans la protection de la vie des personnes le comité de défense de la mer de Mehuin a décidé de changer le porte parole du mouvement, suite aux menaces de mort qu’a reçu l’ancien porte parole Eliab Viguera de la part des pêcheurs payés par CELCO.

Durant leur dernière réunion qui s’est réalisée samedi dans l’après midi, l’assemblée a décidé de continuer sa lutte pour la défense de la mer dirigée par les pêcheurs fidèles aux traditions mapuches, aux économies locales et à la sagesse des communautés lafkenches.

L’actuel porte parole est lafkenche, son nom est Boris Hualme, grâce à lui pourra s’amplifier l’appui de la base mapuche, se développer une massification du conflit à l’ensemble du peuple mapuche et un accès à la solidarité au niveau international et plus particulièrement en Europe.

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3 avril 2008
Graves incidents entre lafkenches et CELCO
Source Azkintuwe

Une violente et surprenante attaque, avec tirs de balles, cris et vitres brisées ont réalisé, hier les pêcheurs de Mehuín contre les maisons de la crique de Mississipi vers 17 heures. Le bilan s’élève à de nombreux blessés plus ou moins graves, un d’entre eux a été transféré vers l’hôpital le plus proche et deux femmes ont été enfermées dans une cuisine de la crique, après que la porte de celle-ci soit bloquée avec des barques.

Selon les témoins, c’est plus d’une centaine de pécheurs qui sont payés par l’entreprise de cellulose Arauco pour défendre les installation de l’aqueduc vers la mer et qui ont traversé la mer dans plusieurs barques chargées de pierres et d’armes qui ont provoqué le chaos dans le secteur où siège le comité de défense de la mer.

Les habitants de la localité de pêcheurs et mapuches lafkenches qui dirigent le comité qui rejette l’aqueduc ont tenté de se défendre ce qui a produit une grande confusion et des échanges de pierres et de balles dans les deux camps. La banque de pêcheurs financés par Arauco a, pour sa part, déclaré que l’opération répondait à la nécessité de sortir les filets que les pêcheurs de Mississipi ont posé en travers de la rivière pour empêcher les barques d’entrer et le commencement des études dont a besoin le groupe Arauco.

La confédération nationale de pêche artisanale du chili a dénoncé ces faits les qualifiants de graves “ce sont des actions qui ont été dénoncées de manière insistante devant les autorités compétentes mais nous n’avons pas obtenu de réponse, alors que les menaces des pêcheurs payés par CELCO sont systématiques et dirigées contre tous ceux qui s’opposent à l’installation d’un aqueduc qui va évacuer des tonnes de déchets toxiques dans la mer, c’est une lutte qui dure depuis plus d’une décennie ». C’est l’incident le plus grave enregistré depuis que Arauco intervient et divise la communauté avec un contrat qui rémunère ceux qui appuient le projet et la réalisation des études.

Les organisations qui s’opposent au projet ont prévenu le préfet que ces incidents pourraient se terminer par des pertes en vies humaines, mais n’ont obtenu aucune réponse des autorités. Les victimes de ces affrontements vont entamer des procédures judiciaires contre les responsables. D’autres affrontements pourraient subvenir dans les prochains jours, et une centaine de pêcheurs lafkenches se sont solidarisés avec les victimes et ont défendu des pêcheurs qui ont été attaqués une seconde fois et d’une manière encore plus violente. « L’autorité attends qu’il y ait mort d’homme pour intervenir”.

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2 avril 2008
Extraits du Communiqué de la communauté de Temucuicui
Source Comisión de Comunicaciones

La communauté mapuche de Temucuicui dans un communiqué et suite aux condamnations de Omar Huenchullan et José Cuevas Levicura pour désordre sur la voie publique et agression contre carabiniers a notamment déclaré :

Le 6 décembre 2006, alors que des mapuches rentraient à la communauté à bord d’un bus privé en provenance d’Ercilla, un fort contingent policier nous a tendu une embuscade et sans aucune provocation de notre part a commencé à tirer sur le véhicule provoquant des blessures à 10 personnes parmi lesquelles une femme et un enfant Miriam Marillán, Mijael Carbones, Jorge Nahuelpi, Daniel Alveal Levicura, José Cuevas Levicura et Omar Huenchullan qui ont ensuite été accusées de provoquer des désordres sur la voie publique. Nous devons rappeler qu’à cette occasion Antu Lemun, un enfant de 8 ans, a eu les doigts fracturés et que sa mère a reçu deux impacts de balles dans les jambes.

Le blessé le plus grave, Omar Huenchullan, a eu les jambes fracturées et a été hospitalisé deux mois et maintenu en résidence surveillée durant trois mois, alors qu’il n’a pu remarcher qu’un an plus tard. Omar Huenchullan y José Cuevas Levicura ont été condamnés pour désordres sur la voie publique et pour agression à carabiniers, peines pour lesquelles ils encourent une peine de prison sept mois, la sentence devrait être édictée le 2 avril 2008.

Ce nouveau jugement a été marqué par de nombreuses irrégularités la défense pénale mapuche commise d’office, n’a jamais informé les accusés que le jugement serait un jugement simplifié ce qui implique qu’ils ne purent présenter aucune preuve, ni recourir à des témoins pour leur défense. Quand les accusés ont demandé une suspension de séance pour pouvoir présenter des témoins de la fusillade aveugle réalisée contre les mapuches, celle-ci a été refusée.

Et finalement ils ont été condamnés. Face à ces faits d’une extrême gravité la commuté mapuche de Temucuicui, des organisations internationales de droits de l’homme comme amnistie internationale ont condamné le rôle du juge et de la police et ont rappelé leur rapport de l’année 2007 incluant leur demande de changement de pratiques de l’état chilien avec les communautés mapuches.

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