Mapuche-hommes de la terre
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Informations en bref.:

6 janvier 2008
Portrait de Jorge Luchsinger, propriétaire du fundo où a perdu la vie Mathias
Source: journal la nacion dimanche
http://www.lanacion.cl/

Sur les terres de Jorge Luchsinger sont réunis tous les ingrédients d’une haine ancestrale. L’agriculteur provient d’une famille suisse qui s’est établie au chili à la fin du 19ème siècle et qui en moins de cent ans a transformé 280 hectares de terre en une entreprise agricole de haut rendement de maïs, avoine et lait qu’il vend à la filiale chilienne de Parmalat (Entreprise argentine ndt). Beaucoup de ses ouvriers agricoles sont mapuches et travaillent pour lui depuis plus de tente ans, Luchsinger n’a aucune confiance en eux, selon lui les mapuche sont voleurs, tordus, traîtres et profiteurs.

Aux alentours du domaine vivent huit communautés mapuches dans des conditions misérables, pour eux Luchsinger n’est pas très différent d’un conquistador espagnol. Un des militants cagoulé, qui le 9 juillet 2005, a incendié sa maison lui a dit « vous êtes un étranger, abandonnez ces terres qui nous appartiennent ». Si quelque chose distingue Luchsinger des autres propriétaires terriens, c’est qu’il dort avec un fusil sous son oreiller et le racisme qu’il exprime ouvertement «  l’indien n’a jamais travaillé. Le mapuche est un déprédateur, il vit de ce que lui donne la nature, il n’a aucune capacité intellectuelle, il n’a pas de volonté, il n’a pas de moyens économiques, il n’a pas de ressources, il n’a rien ». Sympathisant Pinochetiste et membre de la UDI (parti d’extrême droite chilien NDT), il pourrait être, selon certains secteurs de la Société de Promotion Agricole de Temuco, une figure qui pourrait surgir aux prochaines élections municipales. Quand sa maison a brûlé, il a reçue la visite de Joaquim Lavin et a promit de ne pas revenir sur la zone, mais au moment où est mort Mathias Catrileo l’agriculteur bénéficiait de la protection de 30 policiers qui surveillaient sa production de lait, unique affaire qui subsiste sur sa propriété, le reste ayant brûlé.

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