Mapuche-hommes de la terre
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Informations en bref.:

27 Janvier 2008
Amorce de pourparlers entre le gouvernement et Patricia Troncoso
Source http://www.elmostrador.cl/
et Indymedia

Le gouvernement chilien par l’intermédiaire de l’église catholique vient de proposer à Patricia Troncoso d’intégrer un centre de rééducation par le travail, six mois après son intégration, elle pourrait bénéficier de la sortie dominicale.
Dans sa proposition le gouvernement a proposé à Patricia de cesser sa grève de la faim et de pouvoir, ainsi, bénéficier des propositions gouvernementales.
Pour ce qui concerne les autres dirigeants mapuches, la proposition est similaire.
L’idée du gouvernement est un arrêt immédiat de la grève de la faim et la mise en place d’une attention médicale pour que Patricia puisse ensuite intégrer le centre de rééducation par le travail.

Hier la dirigeante mapuche a précisé qu’elle attendait du gouvernement un accord écrit pour arrêter sa grève. Le gouvernement a précisé que son objectif principal est la défense du droit à la vie.

Pour sa part Patricia a déclaré (source Indymedia)

« Je déments l’existence d’une négociation formelle avec le gouvernement, il y a seulement eu un rapprochement au travers de l’église catholique, parce que je lui ai demandé ses bons offices. Raison pour laquelle j’invite le gouvernement à proposer une solution efficace et efficiente au thème de la grève de la faim, qui dure depuis 108 jours, et sollicite un document où figure clairement l’octroi de l’autorisation d’aller à une ferme d’éducation et travail (CET équivalent des fermes thérapeutiques en France) et des bénéfices intra pénitentiaires à partir du mois de mars 2008 pour : Patricia Troncoso Robles: C.E.T. et sortie fin de semaine
Jaime Marileo Saravia: C.E.T. Et sortie fin de semaine

Juan Millalen Milla: C.E.T. et sortie dominicale. Ceci ne veut pas dire que les demandes fondamentales de cette grève comme : liberté pour tous les prisonniers politiques mapuches, démilitarisation des communautés et révision du cas Poluco-Pidenco, sont laissés de côté, mais nous voyons qu’au chili n’existent pas les garanties pour traiter ces thèmes, qui seront examinés en mars 2008, par la cour interaméricaine des droits de l’homme.

Nous attendons une réponse rapide et qui ne soit pas un acte de bonne volonté, mais un acte de justice, puisque nos frères ont accomplit cinq ans de prison alors qu’ils étaient innocents, qu’ils ont été jugés par la loi antiterroriste et que les seules preuves qui ont provoquées leurs condamnations ont été des témoins sans visage et payés malicieusement par le ministère public. Je veux dire par là, que nous comptons avec tous les antécédents nécessaires pour accéder à ces bénéfices pénitentiaires.
Si cette demande n’est pas acceptée au pieds de la lettre et avec un document écrit et formel du gouvernement chilien, je ne cesserai pas ma grève de la faim, ni accepterai qu’elle soit perturbée, parce que je résisterai et maintiendrai mon attitude de continuer jusqu’aux plus ultimes conséquences.

Je lance un appel à toutes les communautés pour qu’elles continuent de résister, aux groupes d’appui et aux opinions solidaires de notre cause de la société chilienne à ne pas réduire les mobilisations et à ne pas se laisser berner par les manœuvres de désinformation orchestrées par les gouvernements en place sur ce thème.

Depuis l’hôpital de Chillan*NEWENTUAIÑ PU LAMIEN* *Patricia Troncoso, Chepa*

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26 janvier 2008
Rapport accablant de la commission chilienne des droits de l’homme

Suite aux plaintes déposées par différents secteurs du peuple nation mapuche, et qui sont en relation avec le respect des droits de l’homme, comme l’assassinat par les forces spéciales des carabiniers du chili du jeune Mathias Catrileo, dans la communauté de Llupeco sur la commune de Vilcun, l’indifférence du gouvernement chilien concernant la situation de Patricia Troncoso, qui mène une grève de la faim depuis plus de 100 jours, les perquisitions nocturnes des forces spéciales auxquelles sont soumises les communautés mapuches du sud du pays, l’assemblée nationale des droits de l’homme informe qu’elle a conformé une mission d’observation sur la situation dans la région de l’Araucanie. Les 16 et 17 janvier 2008, des représentants de l’assemblée nationale se sont rendus sur les zones de conflit pour s’informer sur la situation. Hugo Gutiérrez, avocat des droits de l’homme, et avocat de Patricia nous a accompagné dans cette visite.

Communauté de Temucuicui La communauté de Temucuicui se trouve sur la commune d’Ercilla, région de l’Araucanie. Dans cette communauté vivent approximativement 190 familles sur un terrain de 1500 hectares, cette communauté est surveillée en permanence par les forces spéciales des carabiniers du chili qui ont disposé un encerclement policier autour de la communauté. Toutes entrées et sorties de la communautés sont contrôlées par des unités policières. Nous avons pu constater l’existence de caméras de surveillance sur la zone qui violent la vie privée des habitants de la communauté. Il est surprenant que les forces spéciales de carabiniers aient installé un commissariat à l’intérieur du fundo de René Urban, lequel accuse les mapuches d’attentats incendiaires et menaces.

Il faut signaler que René Urban s’est fait connaître pour sa participation dans l’organisation d’extrême droite « patrie et liberté » dans les années 70. Les habitants de la communauté sont constamment menacés par des civils ou des effectifs de carabiniers. Les perquisitions se réalisent périodiquement et toujours à l’aube ou de nuit et avec un usage exagéré de la force. De nombreux effectifs policiers cagoulés et avec un armement de guerre entrent dans les foyers, détruisant portes, meubles. Les témoignages font état de menaces sur des anciens et des enfants.

Durant ces escarmouches il y a eu des blessés parmi les anciens et les enfants. L’usage de la force est disproportionné, plus de 100 effectifs pour perquisitionner une maison de 10 personnes. Les autorités justifient ces perquisitions par la recherche d’armes et munitions, et la recherche de dirigeants de la communauté qui sont inculpés pour les délits d’incendies terroristes ou de menaces. Tous les dirigeants de la communauté ont été accusés par la justice et deux d’entre eux sont passés à la clandestinité parce qu’ils n’ont pas confiance en la justice chilienne, et un autre qui a passé un temps en prison, et ensuite a pu prouver son innocence, a été libéré.

Beaucoup sont détenus périodiquement et sans explication, ils sont transférés à Temuco et là sont maintenus au secret, jusqu’au moment où ils sont remis en liberté, jusqu’à la prochaine détention. Les perquisitions nocturnes sont communes. Des camionnettes de civils allument des projecteurs halogènes et illuminent l’intérieur de la communauté et des foyers tout en tirant en l’air. Les persécutions judiciaires et la situation de clandestinité affectent directement l’économie familiale, ce qui obligent les enfants, les femmes et les anciens à réaliser des labeurs de production, ce qui entrave le développement des enfants.

Un des dirigeants a été victime d’une tentative d’attentat, attentat réalisé en voiture par Hector Urban qui était en compagnie d’un carabinier au moment des faits. Les récits des enfants, des jeunes et des anciens sur les faits en question sont révoltants, et on peut voir le stress et la tristesse sur leurs visages.

Communauté Llupeco La communauté de Llupeco est située sur la commune de Vilcun, province de Cautin, dans la région de l’Araucanie. Dans cette communauté vivent 140 familles sur un territoire que nous n’avons pas pu déterminer. Cette communauté est entourée d’effectifs policiers, et la police assure la protection et offre ses services à l’intérieur du fundo du colon Jorge Luchsinger, les policiers réalisent un control strict de la zone selon leur propre arbitrage. De la même façon, se sont réalisées des perquisitions de cabanes et habitations jusqu’à quatre fois par jour. La dernière perquisition a eu lieu le 3 janvier, 200 effectifs de carabiniers ont participé à cette action. Durant cette opération ils ont détruits des habitations et ont emportés tous les vêtements de tous les hommes vivant sur les lieux.

La perquisition a eu lieu durant la journée, pendant que les hommes travaillaient aux champs, ce qui renforce la thèse des menaces sur les femmes et les enfants. Plus encore quand on sait que quand les dirigeants de la communauté se sont dirigés vers les tribunaux pour récupérer leurs effets et déposer une plainte contre les carabiniers du chili, le tribunal leur a répondu qu’il n’y avait pas d’ordre de perquisition et que, donc, la perquisition n’avait pas eu lieu. Les membres de la communauté croient, et par expérience, que les vêtements seront utilisés pour l’entraînement des chiens, et pour que cela facilite leur recherche dans le cas où certains d’entre eux seraient engagés dans des montages policiers. Ils dénoncent que l’incendie du fourrage, le jour de la mort de Mathias Catrileo, correspond à un montage des carabiniers du chili pour couvrir l’homicide.

Communautés Atun Mapu La coordination des communautés Atun Mapu, se situe sur la commune de Quepe, au sud de Temuco. L’organisation est composée par 14 communautés voisines des terrains sur lesquels se construira le nouvel aéroport de Temuco. Les terrains en question, dont l’expropriation a été approuvée, correspondent à des domaines en conflits. L’aéroport affectera l’économie, la société et la culture des communautés voisines. Des études ont été réalisées, qui le confirme. Selon les membres des communautés la réponse des autorités a été nulle pour ce qui concerne l’ouverture d’un dialogue. Au contraire il y a eu une criminalisation des demandes, l’inculpation des dirigeants et un quadrillage de la zone qui est sous stricte surveillance policière. Ils sont victimes de filatures et menaces.

Patricia Troncoso. Patricia Troncoso est en grève de la faim depuis plus de 100 jours et demande la révision de son procès parce qu’elle considère n’avoir pas bénéficié des garanties de procédures judiciaires, pour l’application de loi antiterroriste et la criminalisation des demandes politiques mapuches, héritage du régime dictatorial. Il faut signaler, de plus, que Patricia Troncoso se déclare absolument innocente des faits qui lui sont imputés. Le gouvernement chilien n’a mis en place aucun canal de dialogue, et au contraire a durcit sa position. En ce sens, l’état chilien a commis de graves violations aux droits de l’homme de Patricia Troncoso. Il est notoriété publique le transfert vers la ville de Chillan sans son accord et sans l’approbation de l’équipe de médecins désignés par le gouvernement, mais pour aggraver encore la situation, la remise des fiches sur l’historique médical de Patricia Troncoso a été niée à l’équipe de médecins indépendants qui a réalisé l’évaluation de la détérioration de l’état de santé de la gréviste. Pourtant, l’équipe médicale en question, en est arrivée à la conclusion que Patricia Troncoso est en danger de mort et engagée dans un progressif et rapide processus qui la mènera à une fin tragique. Il est urgent que cette grève de la faim s’arrête.

Situation des prisonniers politiques, bien que le gouvernement nie l’existence de prisonniers politiques mapuches dans les prisons chiliennes, la réalité nous montre autre chose. Les catégories pour classifier les populations pénales dans les lieux de détention de la région de l’Araucanie son a) inculpés b) condamnés c) mapuches. La situation des quatre prisonniers politiques mapuches de la prison d’Angol est compliquée. Tous les quatre viennent d’une grève de la faim et les autorités ne leur ont pas prodigué une assistance médicale pour le retour à une alimentation normale. Les conséquences d’une reprise d’alimentation, après 80 jours de jeûne, sans orientation diététique d’un spectaculaire produit des dommages irréparables pour la santé. Les autorités savent parfaitement quelles sont les conséquences. Les cas démontrent une complète discrimination et une stigmatisation contre les intégrants du peuple nation mapuche. L’accusation pour délit « d’incendie terroriste », alors qu’il n’y a aucune victime dans les faits qui leur sont imputés, double les peines des délits de droits communs et ne permettent aucun bénéfice en captivité. De la même manière les temps d’enquête sont beaucoup plus longs et impliquent la prison préventive, ce qui porte atteinte à la présomption d’innocence. Plus révoltante encore, est l’utilisation de témoins payés et sans visage dans les procès, ce qui viole les garanties de procédure.

D’autre part, l’application de loi antiterrorisme et la menace de son application par l’état chilien, ne résout pas le problème de fond de la revendication et des dissidences politiques avec le gouvernement des intégrants du peuple nation mapuche, au contraire, elle provoque une augmentation de la perception qu’ont les mapuches de la persécution de laquelle ils sont l’objet.

“Commando Hernan Trizano” L’existence d’un groupe paramilitaire qui agit dans la plus brutale impunité, est prouvée. Son nom est « Hernan Trizano ». Le 12 janvier, ils ont donné une interview et une déclaration publique au journal le « diario austral de Temuco », ils ont rendu compte de leurs activités et de leur intention de continuer à menacer et poursuivre les mapuches de Cautin, Malleco et Arauco. Leur activité est en relation avec les auto attentats incendiaires (incendies provoqués par les supposées victimes et qui sont ensuite attribués aux communautés NDT) les menaces et persécutions dans les communautés, menaces contre mapuches sur les chemins et participation dans les perquisitions que réalisent les forces spéciales de carabiniers du chili. On suppose que ce groupe est composé de propriétaires latifundistes et de dirigeants de compagnies forestières, beaucoup d’entre eux ont participé dans les années 70 à l’organisation d’extrême droite « patrie et liberté ». Des preuves existent qui accréditent que cette organisation a participé dans la répression qui s’est réalisée dans la zone, après le 11 septembre 1973. Le gouvernement n’a fait aucune déclaration sur ces faits.

Criminalisation des manifestations: Le gouvernement chilien a décidé de répondre aux manifestations pour le problème mapuche et la à grève de la faim de Patricia Troncoso par la criminalisation. C’est ainsi que, chaque manifestation en appui au peuple mapuche, est punie par la détention et la répression des forces spéciales de carabiniers du chili, rendant plus claire encore la discrimination et les tourmentes que vivent les personnes mapuches. Ainsi le démontre les détentions des sœurs Mesa Huenchu et de la mineure B.A.P le 22 janvier, qui ont été détenues dans le quatrième commissariat de Santiago avec l’inculpation de désordres sur la voie publique. Il faut prendre en compte que les personnes chiliennes détenues pour le même délit et le même jour sont sorties en liberté avec une citation au tribunal quatre heures après leur détention. Nous devons préciser et dénoncer que les détenues ont subit de mauvais traitements des carabiniers du chili qui ont provoqués une entorse au pied gauche de Fanny Mesa Huenchu. Les personnes arrêtées adultes ont été remises en liberté le 23 janvier avec une citation au tribunal pour le 4 mars, et le tribunal a décidé dans le cas de la mineure, 100 jours d’enquête. La décision d’aggraver la situation judiciaire est une preuve de plus du harcèlement et de la criminalisation de la demande séparatiste politique mapuche.

Conclusions L’assemblée nationale pour les droits de l’homme conclue que le peuple nation mapuche vit une situation qui reproduit les pratiques de la dictature d’Augusto Pinochet Ugarte. La logique de l’état de siège et la militarisation ont été imposées par les actions de l’état face aux demandes mapuche. La présence permanente de carabiniers du chili en tenues de combat, l’usage d’armes de gros calibre et de guerre, l’impunité des abus et des autorités dans la zone, sont des variables qui ont influencé directement dans l’homicide de Mathias Catrileo, tué d’une balle dans le dos. Tout ce qui précède est le résultat de décisions politiques qui sont prises par le gouvernement central. En conclusion, le gouvernement chilien opprime le peuple nation mapuche. Il est indispensable d’établir les responsabilités à tous les niveaux de l’autorité, en partant de celui qui a donné l’ordre de tirer et de provoquer ainsi l’assassinat de Mathias Catrileo. L’état chilien criminalise la demande de territoire et autonomie du peuple nation mapuche, revendication qui prend ses fondements éthiques et juridiques dans le système universel des droits de l’homme.

Le droit à la libre détermination des peuples est une partie essentielle de l’exercice des droits humains. Une fois ceci entendu, l’incarcération des dirigeants des communautés, comme des autres membres du peuple nation mapuche, configure un délit universel de prison politique, situation condamnable et inacceptable dans un pays qui postule l’intégration à la commission des droits de l’homme des nations unies. De la même manière, nous condamnons les services rendus par les carabiniers du chili à des particuliers au détriment de toute la collectivité. L’assemblée nationale pour les droits de l´homme du chili sollicite une dénonciation internationale et l’obligation pour le gouvernement chilien de démilitariser la zone et décriminaliser le conflit.

Assemblée nationale pour les droits de l’homme, Santiago du chili, 24 janvier 2008.

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24 janvier 2008
Patricia Troncoso: Je continuerai ma grève de la faim.
Source http://argentina.indymedia.org/news/2008/01/578742.php

« Je veux exprimer très clairement que la grève de la faim que je mène, continue, bien que je sois attachée depuis deux jours pour m’imposer l’injection d’un sérum composé de : Glucose 20%, électrolytes, chlorure de sodium y potassium, magnésium, zinc, oligoéléments, aminoacides, calcium, solubit, vitamines adultes y phosphates.
Produits qui, selon le fonctionnaire de la gendarmerie, le docteur Fernando Gallo, servent seulement à compenser les nécessités du métabolisme de base journalier, ce qui ne compense pas le déficit provoqué par 107 jours de grève de la faim.
Face à mon refus, cette procédure a été réalisée de force et j’ai été maintenue attachée par les pieds et par les mains durant deux jours, journées durant lesquelles j’ai été maintenue au secret, en raison du caractère honteux de cette procédure et qui a été filmée par la gendarmerie.

Je veux, de plus, préciser que, suite à ces deux jours de mise au secret, j’ai “accepté” de me soumettre à une intervention chirurgicale pour que l’on m’introduise un cathéter et ce sous la menace, puisque dans le cas contraire l’intervention se serait réalisée de la même manière mais en étant attachée plus longtemps et sans aucune visite, mesure, appliquée jusqu’à maintenant et qui viole tous mes droits à communiquer avec ma famille et mes amis

Je veux dire, avec toute mon énergie, que cette façon de me sauver la vie est la même que celle utilisée pour réprimer mon peuple et que tous ces tourments inutiles auraient pu être évités avec un minimum de volonté politique pour solutionner le thème.
Je continuerai à lutter et continuerai ma grève de la faim, parce que j’ai le droit de le faire, même si cela implique la pression psychologique et d’autres formes de pressions et tortures qui ont pour objectif de me faire arrêter cette mobilisation.
Je continuerai à insister disant que cette grève recherche la justice et aussi la vérité, les mêmes que m’a refusé Ricardo Lagos et les mêmes que me refuse le tyran Michèle Bachelet qui réprime et assassine tout comme pinochet.
Moi, coûte que coûte, je n’accepterai pas de nourriture, continuons sans nous fatiguer, sans peur et surtout dans la dignité.

Newen pu lamien Weuwain
Patricia Troncoso Prisonnière politique Mapuche. 24 janvier 2008, Hôpital de Chillán»

«Reproduction autorisée à condition de citer la source.»