Mapuche-hommes de la terre
| home | archive | bref | dossier | plus d'infos | liens | contact |

Lundi 04 Septembre 2007
Lettre ouverte d'Iván Llanquileo depuis la prison El Manzano de Concepción.

Source x Weftun - CAM

le Lonko de la Communauté Mapuche Juana Millahual de Rukañanco, Iván Llanquileo, communique à l’opinion nationale et internationale

1- Le vendredi 31 août, aux premières heures du jour j’ai été détenu, au milieu d’un incroyable et démesuré déploiement policier, de services secrets, de forces spéciales et du GOPE, et de membres de l’infanterie de marine qui depuis un certain temps opèrent sur le lac Lleu Lleu.

2-. Durant cette opération ont été perquisitionnées cinq maisons de ma communauté et une grange qui se trouve sur les rives du lac, sur des terres récupérées. A cette occasion à été dérobée une quantité indéterminée d’outils et de meubles qui nous servent pour vivre et travailler, et pour lesquelles, personne ne va répondre.

Face à cette situation nous dénonçons :
Qu’en premier lieu je suis l’objet d’un “montage policier”, parce que quand j’ai pris connaissance des accusations qui me sont imputées, je me suis rendu compte que “j’aurai dissimule un fusil M 16 dans un lieu distant de deux kilomètres de mon habitation et qui serait en ma possession, CE QUI EST ABSOLUMENT FAUX
Deuxièmement durant cette opération l’usage de la force a été démesuré, ce qui est grave si l’on considère la quantité d’enfants et de femmes qui ont été terrorisés par la violence, ma sœur et son bébé de deux ans ont été détenus dans un commissariat pour interrogatoire.
Troisièmement cette situation a une explication parce que je suis un dirigeant mapuche légitime, lonko de ma communauté et fort opposant des entreprises forestières et des mines du lac Lleu Lleu et bien sur un membre historique de la CAM dans la zone. J’ai dirigé le processus de récupération des terres de ma communauté et de la zone.

Finalement ils me détiennent parce que je défends la ligne de la légitime résistance et de la reconstruction de la nation mapuche, au travers principalement du control territorial que dirigent les communautés en lutte.
C’est la raison de fond pour laquelle je suis persécuté politiquement et qu’en d’innombrables occasions mon domicile a été perquisitionné et que j’ai subit des tentatives de détention. Je veux dire clairement qu’avec tout ça,  ils ne réduiront pas ma condition de Lonko et Weichafe et qu’à partir d’aujourd’hui je viens grossir avec beaucoup de fierté et dignité la longue liste des prisonniers politiques mapuches.

Pour toutes ces raisons je lance un appel aux communautés et à mon peuple mapuche à être prêt pour la lutte contre les mines, les entreprises forestières et toutes les forces d’occupation (carabiniers et forces spéciales, services secrets, juges et marins) de l’état oppresseur chilien.

Dehors les entreprises forestières et minières du territoire mapuche

Vive la CAM
MARRICHIWEW

«Reproduction autorisée à condition de citer la source.»