Mapuche-hommes de la terre
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Jeudi 17 Janvier 2008
Important déploiement policier et conditions de détentions sous haute surveillance pour Patricia Troncoso

Source http://www.diarioladiscusion.cl/

« Il n’y a toujours pas de certitudes sur les motifs réels de son transfert, mais en réalité ils veulent affaiblir le mouvement qui s’est développé autour de la grève de la faim” c’est l’opinion qui préside parmi les dirigeants mapuches qui, depuis hier, se sont installés face à l’hôpital de Chillan pour soutenir Patricia Troncoso, plus connue comme la Chepa.

L’opinion des médecins chargés de surveiller Patricia
Selon les médecins et le directeur de l’hôpital Rodrigo Avendaño “la longue période durant laquelle Patricia a refusé d’ingérer des aliments l’a conduite à un état de santé considéré comme grave,”, “elle est arrivée vers 19 heures 30 mardi et a été évaluée au niveau clinique, avec une condition physique grave pour une personne qui en est à 98 jours de grève de la faim”
Le directeur a indiqué qu’à la demande de la gendarmerie une pièce spéciale a été habilitée pour recevoir Patricia, il s’agit d’une chambre individuelle et sous surveillance de la gendarmerie et du personnel médical qui est chargé de surveiller son évolution, sous la responsabilité du médecin chef de la gendarmerie, Fernando Gallo.

Dans sa chambre, elle est accompagnée, en permanence, par une fonctionnaire de l’état et la porte de l’habitation est surveillée par deux gendarmes, qui interdisent l’accès à toute personne qui n’appartient pas à sa famille proche. Avendaño a déclaré que « Patricia est capable de discuter, bien qu’elle présente une très grande faiblesse en raison de son jeune prolongé, ce qui implique le risque évident de complications, surtout au niveau cardiaque.”

« De fait, comme médecins, nous avons discuté avec elle pour analyser sa situation, mais elle maintient sa décision de continuer à refuser d’ingérer des aliments. Face à cette décision, elle est alimentée par intraveineuses et nous espérons, qu’avec l’appui de sa famille, elle va déposer sa grève de la faim, parce que son attitude, pour n’importe qui dans son état, peut avoir des conséquences fatales. Le médecin ont ajouté “elle est détenue et accomplie sa peine comme n’importe quel prisonnier et est sous contrôle médical 24 heures sur 24, de plus l’hôpital compte avec toute l’attention médicale dont elle peut avoir besoin. Il n’y a aucun spécificité médicale, aucun examen ou médicament qui ne soit nécessaire pour cette patiente et que l’hôpital ne posséderait pas ».

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