Mapuche-hommes de la terre
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21 juin 2008
Jeunes mapuches blessés par balles le jour du nouvel an (Wetripantu).
source: Redchem

Carabinero apuntado a Mapuches

Foto: http://www.kaosenlared.net

Video: http://www.youtube.com/watch?v=scHzg4gvqJ8

Luis Marileo, fils du lonko de la communauté José Guinon présente une fracture au visage et diverses contusions conséquence des plombs qu’il a reçu et José Mariman pour sa part, à reçu trois balles dans la jambe gauche, suite à la brutale intervention réalisée par les carabiniers. Dans sa déclaration, à la sortie de l’hôpital d’Angol, le lonko a précisé que son fils avait été battu avec une arme qui lui a fracturé l’avant bras droit, après qu’il ait été blessé par balles.

Selon les déclarations du prisonnier politique Jaime Marileo, les faits se sont produits sur la communauté José Guinon quand les jeunes s’apprêtaient à aller célébrer le nouvel an mapuche dans la prison d’Angol. « Nous attendions qu’ils viennent nous chercher, quand sont arrivés des policiers en civil qui ont commencé à nous menacer et à nous intimider, de là nous sommes allés chercher des gens de la communauté voisine de Tracauco et quand nous sommes revenus ils avaient perquisitionné la maison du lonko et nos frères étaient blessés et perdaient leur sang couchés sur le sol ». Il y a d’autres personnes qui ont été blessées avec des balles de gomme mais qui présentent des lésions moins graves.

Suite aux graves incidents, les membres de la communauté ont immédiatement transféré les jeunes mapuche à l’hôpital d’Angol, où ils ont été reçus en urgence par le docteur Rodolfo Cortez, qui deux heures plus tard a déclaré que José Mariman présentait de nombreuses blessures par balles “c’est probablement des plombs et nous n’avons pas pu les extraire”. D’un autre coté les carabiniers nient toute participation dans la violente perquisition et justifient leur présence sur les lieux par la recherche d’un animal perdu qui, selon eux, aurait été maltraité par les membres de la communauté. Les jeunes ont ensuite été détenus par la justice militaire et devraient déclarer dans les heures qui viennent.

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