Mapuche-hommes de la terre
| home | archive | bref | dossier | plus d'infos | liens | contact |

30 Septembre 2007
Reconstitution de l’assassinat de Rodrigo Cisternas et entraves à la justice
Source: medias et presse


La famille de Rodrigo Cisternas et les travailleurs forestiers ont dénoncé des entraves à la justice et des irrégularités dans la reconstitution de l’assassinat du travailleur forestier en mai dernier. (Voir article mapuches.org)

”Quand un carabinier est assassiné, c’est la mort du chili » dit le gouvernement mais quand est assassiné un travailleur la vérité se dilue et la justice se met du côté des puissants, c’est de cette manière que ceux qui ont assassiné Rodrigo Cisternas le 3 mai dernier vivent aujourd’hui tranquilles en la plus totale impunité....” Quatre mois après les dramatiques incidents s’est réalisée la reconstitution qui devait éclairer chaque détail de la mort du jeune travailleur qui a été mitraillé, durant ces quatre mois la machine que conduisait Rodrigo a été soigneusement nettoyée et toutes les empreintes effacées, de plus les deux entrées de l’entreprise Celulosa Arauco ont été, curieusement, entièrement transformées.

L’avocat des travailleurs, Rafael Poblete Saavedra accuse le juge de faire obstruction aux témoignages de plus de trente travailleurs qui ont été témoins des faits, juge qui aurait déclaré “ ici le juge c’est moi... je donne les ordres ». Ce qui préoccupe le plus actuellement les travailleurs, c’est l’absence d’expertise balistique qui correspond au coté de la machine qui n’était pas dans le viseur de la caméra de télévision qui a enregistré les incidents, de nombreux travailleurs affirment que ce sont ces mêmes des balles qui ont causé la mort de Rodrigo Cisternas, quand un carabinier est monté sur la machine et l’a tué à bout portant.

Dans ces conditions l’avocat demande de quelle manière pourra être clarifiée la mort du jeune Rodrigo et qui a tiré la balle mortelle.

Les dirigeants forestiers dénoncent que tout a commencé avec les provocations des carabiniers, qui en quelques minutes ont renforcé les effectifs avec des contingents venant de Cañete, Ñuble, Los Angeles et Temuco, aussitôt après ont commencé les tirs de bombes lacrymogènes et la destruction d’environ 50 véhicules appartenant aux ouvriers en grève.

D’ autre part, les vidéos des différentes télévision présentent sur les lieux qui montraient un carabinier tirant à quelques centimètres de la machine conduite par Rodrigo Cisternas ont toute disparues.

La mère de Rodrigo de son côté raconte que quand elle s’est rendue au service médicolégal et dans un premier temps, lui en a été refusé l’accès et qu’elle n’a pas pu habiller le corps de son fils, plus tard quand le corps lui a été rendu, elle a pu constater que le corps de Rodrigo présentait 6 impacts de balles et non 3 comme il a été dit dans la version officielle. L’entreprise aurait modifié la date de fin du contrat de Rodrigo Cisternas du 19 au 30 Avril pour lui retirer ses droits comme travailleur. Toutes ces déclarations sont absolument niées par la justice militaire qui dirige le procès, de leur côté les travailleurs disent « si les choses continuent comme ça, la prochaine fois ça va chauffer, et oui, cette fois nous reviendrons mais avec des pierres dans les sacs… »

«Reproduction autorisée à condition de citer la source.»