Mapuche-hommes de la terre
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Samedi 21 Avril 2007
ETAT DE SIEGE A TEMUICUICUI.....


carabineros

Un fort contingent policier serait réunit aux alentours de la communauté TEMUCUICUI, c’est ce qu’ont dénoncé dans les dernières heures de samedi des mapuches de la zone et des organismes de droits de l’homme. La situation est préoccupante car cette communauté a fait l’objet de nombreuses occupations et perquisitions durant les derniers mois, avec un déploiement disproportionné de forces de l’ordre, manœuvre  destinée à la recherche de dirigeants mapuches, dans le cadre du conflit qui les oppose à l’entrepreneur RENE URBAN.

Lors d ‘un communiqué les dirigeants de Temucuicui ont alerté l’opinion sur l’arrivée massive dans la zone des forces spéciales d’intervention « depuis hier vendredi 20 Avril, s’est installé un important contingent policier à l’intérieur de la communauté, tous ses membres sont contrôlés et fichés, ce qui empêche la libre circulation, notre communauté est très préoccupée , parce que nous ne savons pas à quel moment ils vont entrer dans nos maisons ».

Les mapuches, d’autre part, ont déclaré que le 19 Avril les policiers qui surveillent le fundo de RENE URBAN ont déclaré à la presse avoir été attaqué par un “cagoulé”, cette information n’a pas été confirmée mais elle “justifierait” une attaque par les forces de police de la communauté. Une situation similaire s’est déjà produite à Collipulli, où, sans aucune preuve le capitaine Berrios a attribué la responsabilité d’une attaque à trois membres de communauté, accusation, que plus tard, la justice a déclaré sans fondement.

Dans son communiqué la communauté explique : « la justice et les carabiniers recherchent différentes méthodes pour justifier l’augmentation des contingents dans le secteur, pour ensuite pourvoir envahir les communautés, ce qui provoque de graves traumatismes sur les enfants et les personnes âgées en raison de la violence de leur intervention. Il faut se souvenir que lors de plaintes déposées par la police contre nous, la communauté a exigé que soient révélées les identités des supposés blessés, ce qui ne s’est jamais produit, même pas durant les procès”.  

Pour sa part l’observatoire des droits des peuples indigènes, organisation qui réside à Temuco a manifesté aux plus hautes autorités policières sa préoccupation pour ces nouveaux incidents.

« Nous lançons un appel aux autorités pour que cesse la répression et que soient entendues les demandes légitimes des communautés, leurs revendications territoriales  se fondent sur une solide argumentation historique et juridique »

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