Mapuche-hommes de la terre
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18 Septembre 2007
Fête nationale chilienne: La police armée attaque une communauté de Temucuicui.

Source Insurgencia Contrainformativa


Extraits du communiqué provenant de La communauté de Temucuicui:  

Les faits :
«Hier samedi 15 septembre vers six heures du matin  un fort contingent policier est entré dans la communauté de Temucuicui et a commencé à soustraire des animaux des familles de la communauté qui vit à coté de la propriété de RENE URBAN.

Une délégation de membres de la communauté et de dirigeants de Temucuicui s’est dirigée sur les lieux pour demander des explications et exiger le mandat judiciaire et la dévolution des animaux qui étaient parqué dans le fundo voisin. Quand ils sont arrivés à l’entrée du fundo ils ont été injurié par les carabiniers et quand ils ont exigé le mandat celui-ci leur a été refusé au milieu d’épithètes racistes et discriminatoires, quand ils ont demandé la restitution des animaux dérobés les carabiniers ont reconnus que ce n’était ce qu’ils cherchaient, immédiatement après nos frères ont été la cible de tir provenant du carabinier responsable du contingent, dans le même temps les animaux ont été relâché et se sont précipités vers la communauté.
Immédiatement après les carabiniers ont de nouveau envahi la communauté de Temucuicui, cette fois redoublant le contingent, et à partir de là a commencé une série d’escarmouches durant laquelle les tirs de revolvers et de fusils des carabiniers ont duré jusqu’à 11 heures du matin…..»
...” parallèlement des organisations de droits de l’homme sont parvenues à joindre le sous secrétaire de l’intérieur Felipe Harboe, qui était au courant des faits et qui a déclaré “il s’agit d’un ordre judiciaire pour vol de bétail et il y a des instructions qui justifient le redoublement du contingent policer qui s’est installé dans la communauté en raison des vols de bétails et excès d’alcool, raisons pour lesquelles l’ordre a été donné de quadriller le fundo Montenegro”
Suite à cette agression de nombreux animaux présentent des impacts de balle et un de nos frères présente une blessure légère résultat de tirs des carabiniers, nous devons signaler que notre frère a refusé d’aller à un dispensaire par peur d’être détenu et a été secouru par la communauté.

Les réactions :
La communauté a déclaré «être indignée pour la constante persécution dont elle est l’objet et comme il est possible de le voir qui  est planifiée par le ministère de l’intérieur»  et signale que malgré la campagne de discrimination orchestrée par les médias «il n’a jamais été trouvé dans la communauté ni une balle, ni une arme, ou une fronde.... ». La communauté  lance un appel à la solidarité avec une communauté qui subit une répression pire qu’en temps de dictature, un appel aussi aux communautés pour qu’elles ne baissent pas les bras face à la répression et continuent de lutter pour les droits du peuple mapuche.


Septembre 19 2007
Fête nationale: divergences et communiqué sur la parade militaire 2007Source internet

Dans un communiqué José Llancapan Calfucura, Conseiller indigène urbain, déclare « nous regrettons et désapprouvons une fois de plus qu’un groupe de mapuches ait utilisé le nom de tout un peuple pour rendre hommage aux institutions qui ont réalisé le génocide et la reddition de notre peuple durant le XIXème siècle ». Réaffirmant que ce type d’actes « nous fait honte » et a précisé  « il est inacceptable qu’un groupe de mapuches rende les honneurs à la même armée de l’état chilien qui a tué, violé et volé en toute impunité le peuple qu’ils disent représenter ». Plus loin il a déclaré :  « les forces armées et répressives sont le bras armé du grand capital et des transnationales qui continuent de nous opprimer, poursuivant les crimes d’hier avec les victimes d’aujourd’hui comme le sont : Alex Lemún, Julio Huentecura, Rodrigo Cisternas » pour conclure : «nous pourrons parler de réconciliation, quand il y aura une véritable réparation de l’usurpation des terres antiques, des espaces ancestraux desquels ont été expulsés nos ancêtres à la fin de l’invasion de 1860-1883. … quand seront clarifiés les crimes qui ont ensanglantés les terres et les eaux indigènes entre 1973 et 1990»

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